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Bernd Neuendorf a visité les vacances de football organisées par la fondation DFB Egidius Braun fin juillet 2025 à l’école de sport de Hennef. Le président de la DFB et président du conseil d’administration de la fondation était sur place à Hennef, où il a été président de l’association de football de Rhénanie centrale (FVM). Alfred Vianden, président d’honneur du FVM et membre du conseil d’administration de la fondation, était également présent. Luis Hartmann s’est entretenu avec Bernd Neuendorf au sujet de sa visite et des séjours de vacances de football.

Monsieur Neuendorf, vous êtes venu à Hennef pour les vacances de football. Pour vous, la Rhénanie, c’est toujours un peu « rentrer à la maison » ?

Bernd Neuendorf : Bien sûr, je suis lié à Hennef par une période particulière. J’ai été président de l’association de football du Rhin moyen pendant trois ans et donc l’un des successeurs d’Egidius Braun. Egidius Braun a laissé des traces profondes dans la DFB et dans le Rhin moyen. Les vacances de football en font partie. Il a créé ce programme il y a plus de 30 ans. A l’époque, les premières vacances avaient déjà eu lieu au niveau de la fédération du Rhin moyen à l’école de sport de Hennef. En tant que président de la DFB, il a ensuite fait appliquer cette bonne idée dans toute l’Allemagne. Les premiers camps ont été organisés en 1993.

Cette année, 75 clubs de football de toute l’Allemagne y participent à nouveau et environ 1.000 jeunes prennent part aux tournois de football organisés dans toute l’Allemagne.18 camps au total. Comment voyez-vous l’évolution ?

Neuendorf : Les séjours de vacances de football sont

n’ont cessé de croître au fil des ans et se sont professionnalisés davantage, notamment en déménageant dans six écoles de sport sélectionnées par les associations régionales de la DFB. Mais les objectifs primaires restent inchangés : Nous voulons permettre aux participants de passer un moment inoubliable et insouciant et, à travers cela, dire merci aux personnes engagées à la base, souvent citées. Merci pour ce qu’ils font pour les enfants et les jeunes dans le cadre des jeux et des entraînements. L’action sur le terrain est indispensable à notre communauté et constitue l’essence même du football.

Quel est le coût pour la fondation ?

Neuendorf : L’effort fourni par la fondation est énorme. Environ soixante-dix collaborateurs de loisirs engagés - coordonnés par le chef de projet Joel Reinholz - assurent le succès. De plus, la fondation prend en charge tous les frais de transfert, de restauration, d’hébergement et de programme. Chaque année, cela représente un volume à presque sept chiffres. Tout cela, nous le faisons volontiers, car cela en vaut la peine.

Chaque année, le football n’est pas la seule activité au programme des camps. Cette année, le thème principal est la démocratie. Comment cela est-il mis en pratique ?

Neuendorf : Tout d’abord, nous considérons les camps comme des lieux d’apprentissage extrascolaires particuliers. Le programme offre une bonne occasion d’aborder avec les participants des questions liées au football, à la cohabitation et à la société. Nous le faisons par exemple dans le cadre de ce que nous appelons les « dialogues sur les valeurs », que nous mettons en œuvre avec l’initiative GermanDream. Parallèlement, il y a chaque année un point fort qui constitue la parenthèse thématique. En 2022, il s’agissait du football féminin et des filles, en 2023 de l’intégration, en 2024 de l’entente entre les peuples. Cette année, nous abordons le thème de la démocratie en coopération avec la Bundeszentrale für politische Bildung (bpb). Outre diverses activités ludiques développées en collaboration avec la bpb et Lernort Stadion, les jeunes entreprendront également des excursions vers des tribunaux, des parlements, le château de Hambach et s’entretiendront avec des hommes et des femmes politiques.

 

« La démocratie - tout comme le football associatif - vit de l’implication et de la participation active ».

Que peut faire le football à une époque où notre démocratie est mise à rude épreuve ? Quel est le rôle des clubs de football dans ce contexte ?

Neuendorf : Les clubs de football - comme tous les autres clubs de notre pays - sont des lieux importants de la démocratie. Ils sont pour moi de petites cellules de coexistence démocratique. Ils sont l’expression de notre ordre fondamental libéral. Le fait que des personnes puissent et aient le droit de s’associer dans des clubs pour poursuivre des objectifs communs est un bien précieux. Nous devons toujours en être conscients. Et bien sûr, les associations sont organisées de manière démocratique. Les décisions sont prises lors de l’assemblée générale et sont ensuite mises en œuvre. Cela implique aussi que l’on s’écoute mutuellement, que l’on échange des arguments et que l’on accepte finalement les majorités. Tout cela peut s’apprendre dans un club de football, sur et en dehors du terrain.

Vous avez vous-même travaillé plusieurs années en politique. Pourquoi est-il important, selon vous, d’intéresser précisément les enfants et les jeunes à ce thème ?

Neuendorf : Tout d’abord, notre démocratie est un bien précieux qu’il convient de préserver et de protéger. Par le biais de l’accent mis cette année sur les loisirs, les jeunes apprennent que la démocratie n’est pas un sujet abstrait, mais très concret, qui nous entoure tous au quotidien. A l’école, au travail, en famille et oui, aussi dans le sport, dans le football. La démocratie - tout comme le football associatif - vit de l’implication et de la participation active. Elle ne se suffit pas à elle-même. Elle doit être défendue.

Quel message souhaitez-vous transmettre aux jeunes participants, tant sur le plan sportif que sur le plan social ?

Neuendorf : Vous êtes importants - pas seulement en tant que joueurs, mais en tant que membres de notre société, de la famille du football. Le football montre l’importance de l’esprit d’équipe, du fair-play et du respect - sur le terrain et dans la vie. C’est justement à une époque où les valeurs démocratiques sont sous pression que l’on a besoin de jeunes qui montrent une attitude, qui écoutent et qui participent. Je souhaite que tout le monde ici ait le sentiment d’y participer : Je peux faire bouger les choses - dans mon club, à l’école, dans mon environnement.

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